KHARTOUM, 7 mars -- La secrétaire général de la
Ligue arabe, Amr Moussa, arrivé samedi après-midi à Khartoum, a déclaré
que les ONG restantes pourraient continuer leurs opérations
humanitaires au Darfour.
"Les ONG resteront au Darfour pour mener les
opérations humanitaires", a dit M. Moussa devant la presse après avoir
rencontré le président soudanais Omar el-Béchir.
Interrogé sur la question de savoir si le Soudan
revient sur sa décision d'expulser dix ONG étrangères et de dissourdre
deux organisations locales, le secrétaire général de la Ligue arabe a
affirmé: "Ce qui s'est passé est passé. Les ONG qui n'ont pas été
expulsées resteront au Darfour pour mener leurs missions".
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a
demandé au Soudan de reconsidérer sa décision d'expulser les 13 ONG qui
apportent l'assistance à 4,7 millions de personnse au Darfour.
Pour faire Kharatoum revenier sur sa décision, M.
Ban a aussi appelé les dirigeants de l'Union africaine et de la Liuge
arabe, dont qui comprennent des alliés du Soudan.
A propos du prochain sommet arabe prévu en fin du
mois à Doha, M. Moussa a exprimé l'espoir de voir la participation de tous
les dirigeants arabes au sommet.
"Nous espérons que Béchir participera à la réunion",
a-t-il dit.
Mercredi, la Cour pénale internationale basée
à la Haye adécidé d'émettre un mandat d'arrêt contre le président
el-Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour
entre2003 et 2008.
En réaction, le Soudan a décidé d'expulser dix
organisations étrangères et de dissoudre deux organisations locales,
accusées decollaboration avec la CPI.
Les dix ONG étrangères sont Action contre la Faim
, Solidarités , Oxfam , Médecins Sans
Frontières-Hollande , le Conseil norvégien pour les
réfugiés , le Comité de Secours International, le Fonds
humanitaire commun , Mercy Corps, Save the Children
et American Care for Sudan Foundation.
Les deux organisations locales sont le Centre de
Khartoum pour le développement et l'environnement et le Centre Amal pour
la réhabilitation des victimes des violences.
La CPI a été mis en place selon le Traité de Rome en
juillet 1998 adopté par la Conférence diplomatique de plénipotentiaires
del'ONU et une existence légale depuis 2002. Plus d'une centaine de
pays ont ratifié le statut de la CPI et accepté son autorité, qui ne
comprennent pas le Soudan.
Le Soudan rejette la juridiction de la CPI, dont le
procureur Luis Moreno-Ocampo a lancé une campagne contre le président
el-Béchir en juillet 2008.
M. Moussa a déclaré que la Ligue arabe continuerait
ses effortspour désamorcer la crise, ajoutant qu'une délégation de la
Ligue arabe serait au siège de l'ONU pour obtenir la suspension du
mandat d'arrêt.
"Le résultat final dépendra de la position des
membres du Conseil de sécurité de l'ONU", a-t-il affirmé.

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