mercredi 4 mars 2009

La vente aux enchères des deux bronzes par la maison Christie's  est une leçon pour le monde entier



BEIJING, 2 mars

-- La Chine a indiqué lundi que la venteaux enchères des deux

bronzes, pillés en 1860 à l'ancien Palais d'été, par la maison Christie la

semaine dernière était une leçon pour le monde entier, y compris pour les

Français.

Zhao Qizheng, porte-parole de la 2e session du 11e

Comité national de la Conférence consultative politique du peuple

chinois, a fait cette remarque lundi, à Beijing, lors d'une

conférence de presse.

La Chine avait essayé de faire retirer la vente des

deux bronzes, une tête de lapin et une tête de rat, de la Dynastie des

Qing , qui ornaient l'ancien palais d'été impérial de

Yuanmingyuan. Ils avaient été volés lors du pillage et de l'incendie

du palais par les troupes franco-britanniques durant laSeconde guerre de

l'opium en 1860. Un dépôt de plainte, visant à arrêter la vente aux

enchères des deux sculptures, avait été rejeté par un tribunal

français.

D'après Zhao Qizheng, ce rejet a causé une vive

réaction en Chine, y compris auprès de beaucoup de membres du Comité

national de la CCPPC, le corps politique consultatif suprême de

Chine.

"Beaucoup de membres m'ont ditque la vente aux enchères par la maison Christie's ne

devait pas être considérée comme un échec . Elle était une leçon pour le monde entier,

ycompris pour les Français," a-t-il ajouté.

Beaucoup d'internautes chinois ont exprimé leur

colère et ont même remis la culture française en cause. "Nous avons

toujours admiré la culture française. Qu'est-ce qui s'est passé cette

fois?Est-ce que la culture française est tombée malade? Quelle valeur

ya-t-il derrière tout cela?" a indiqué Zhao Qizheng, citant les

commentaires des internautes.

Le porte-parole de la 2e session du 11e Comité

national de la CCPPC a cependant exprimé la conviction que la valeur de la

culture française n'est pas l'apanage d'une poignée de personnes,

mais par de toute la nation française.

Le pillage et l'incendie de Yuanmingyuan étaient un

choc non seulement pour les Chinois mais aussi pour les étrangers, a dit

leporte-parole citant Victor Hugo.

"Devant l'histoire, l'un des deux bandits

s'appellera la France,l'autre s'appellera l'Angleterre.J'espère qu'un jour

viendra où laFrance, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine

spoliée," a déclaré Zhao en citant Victor Hugo.

Il a aussi cité les paroles de Bernard

Brizay, auteur du livre "Le sac du palais d'Eté": "pour les Français, le

pillage de Yuanmingyuan serait comme si les Prussiens en 1870 avaient

rasé Versailles, pillé le Louvre et incendié la

Bibliothèque nationale.Car le Yuanmingyuan était tout cela à la fois."

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