NEW YORK , 4 janvier -- Le Conseil de sécurité de l'ONU n'est
parvenu à aucun accord formel après des discussions sur les opérations
militaires israéliennes dans la bande de Gaza, a annoncé samedi le
président du Conseil.
"Il n'y a pas eu d'accord formel entre les membres
du Conseil de sécurité", a déclaré Jean-Maurice Ripert, ambassadeur de
Franceauprès de l'ONU qui préside le Conseil de sécurité pour
janvier.
M. Ripert a fait cette déclaration devant des
journalistes à l'issue d'une réunion d'urgence à huis clos des 15 membres
du conseil, consacrée à la situation à Gaza après l'entrée de
troupesisraélienne dans cette enclave côtière palestinienne.
Cependant, M. Ripert a indiqué avoir noté "de fortes
convergences" entre les membres du conseil pour faire adopter une
déclaration par le conseil en vue d'appeler à "un cessez-le-feu
immédiat, permanent et entièrement respecté à Gaza et dans le sud
d'Israël".
Au cours des consultations à huis clos, des membres
du conseil se sont déclarés très préoccupés par l'escalade des violences
et la situation humanitaire à Gaza. Ils ont appelé au déploiement
d'efforts pour assurer un libre accès dans la zone afin que les
aides humanitaires puissent être livrées aux personnes qui en ont
besoin.
"Il y a également de fortes convergences entre les
membres du conseil pour appeler toutes les parties à reprendre les
négociations de paix", a déclaré M. Ripert.
La réunion d'urgence du Conseil a été convoquée
samedi soir à la demande de la Libye, seul pays arabe à siéger au Conseil
de sécurité composé de 15 membres. La Libye a fait circuler un
projetde déclaration qui a exprimé "de sérieuses inquétudes" sur
l'invasion militaire israélienne à Gaza et a appelé à un
cessez-le-feu immédiat, durable et entièrement respecté.
Les Etats-Unis, l'un des cinq membres permanents du
Conseil de sécurité, ont empêché le conseil d'adopter la déclaration, qui
n'est pas contraignante pour tous les pays, selon des sources
diplomatiques.
Le Conseil de sécurité a le droit d'adopter une
déclaration, ouune résolution, qui est contraignante en droit, seulement
après avoir obtenu un consensus des membres.
Plus tôt dans la journée, Riyad Mansour, observateur
palestinien aux Nations Uniies, a déclaré à la presse que les
Palestiniens "ont exprimé leur forte volonté pour que le Conseil de
sécurité envoie ce soir un très fort message en adoptant une déclaration
présidentielle qui réclamera ou demandera un cessez-le-feu immédiat à
Israël".
Choqué par les opérations militaires israéliennes
dans la bandede Gaza, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a
exprimé sa "préoccupation extrême et déception" au Premier ministre
israélienEhud Olmert.
"Le secrétaire général réitère son appel à une
cessation immédiate de toutes les violences, et demande aux partenaires
régionaux et internationaux d'exercer toute leur influence possible
pour mettre immédiatement un terme à l'effusion de sang et aux
souffrances", indique une déclaration de l'ONU, publiée parle porte-parole
de M. Ban.
Plus de 450 Palestiniens ont été tués et 2.300
autres blessés depuis le début des raids aériens israéliens sur Gaza le 27
décembre dernier.
Le président palestinien Mahmoud Abbas et les
ministres des Affaires étrangères de certains pays arabes devraient
rencontrer M. Ban lundi au siège de l'ONU à New York, ont indiqué samedi
matin des responsables onusiens.
Les pays arabes pressent le Conseil de sécurité
d'adopter une résolution, élaborée par la Libye, pour condamner
l'offensive israélienne sur Gaza et appeler à un cessez-le-feu immédiat
qui devrait être entièrement respecté par toutes les parties.

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