dimanche 4 janvier 2009

Interview: La Chine bien placée pour résister à la crise financière mondiale

BEIJING, 4 janvier -- La Chine est bien

placée parmi les économies émergentes du monde dans le contexte de la

récession économique mondiale qui a déjà affecté de nombreux pays en

voie de développement, a indiqué Alex Patelis, directeur de l'économie

internationale de Merrill Lynch, ancienne banque d'affaires américaine,

lors d'une interview écrite accordée à l'agence Chinese media.

Selon l'économiste, avec un haut niveau de réserves

en devises,de la marge de manoeuvre dans l'assouplissement de sa

politique, un taux d'épargne élevé et l'effet de levier faible, l'économie

chinoise est en assez bonne santé pour supporter les risques

extérieurs alors que les économies émergentes du monde connaissentun

plongeon significatif sur le marché boursier et celui des changes.

Compte tenu des avantages de l'économie chinoise, M.

Patelis l'a placée dans une liste de destinations d'investissements

prioritaires du monde en 2009. Cette liste comprend également le

Japon et le Brésil.

M. Patelis a attribué l'éclatement de la crise

financière internationale à plusieurs éléments : la consommation à

découvert,l'insuffisance de la politique et de la régulation sur le taux

d'intérêt par les décideurs, la faiblisse de la nature humaine, les

conflits d'intérêt des organisations d'évaluation, ainsi que les failles

des normes comptables internationales.

Merrill Lynch, une des plus importantes banques

d'affaires américaines, avait été fondée en 1941 par Charles E Merrill et

Edmund C. Lynch. Présente dans plus de 40 pays du monde, elle avait

affiché en 2005 un chiffre d'affaires mondial de 48 milliards de dollars.

Pourtant, celle-ci a été achetée en septembre dernier par Bank of America

après avoir essuyé de lourdes pertes dans la crise des crédits immobiliers

à risque.

Par ailleurs, M. Patelis a imputé le déclin des

cours du brut, qui ont diminué de 60% depuis la mi-juillet, à une

correction de l'offre-demande.

"La demande dans la quasi-totalité des pays du monde

a connu enmême temps une baisse notable tandis qu'il est prévu que l'offre

verra l'année prochaine une expansion", a-t-il estimé.

M. Patelis a également prédit que le

dolllar américain poursuivrait la lancée de revalorisation durant la

première moitiéde l'année prochaine avant une dévalorisation notamment

par rapport aux monnaies des marchés émergents pendant les six

mois suivants.

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