mardi 28 avril 2009

Le président de l'AN de France souhaite une "nouvelle étape" dans les relations parlementaires franco-chinoises (INTERVIEW)

PARIS, 17 avril -- Les relations entre la
France et la Chine devraient s'intensifier à l'avenir à tous les niveaux,
surtout dans le domaine parlementaire, a estimé vendredi le
président de l'Assemblée nationale de France Bernard Accoyer,
deuxjours avant sa visite en Chine du 19 au 26 avril.

M. Accoyer a fait ces remarques lors d'une interview
exclusive accordée à l'agence Xinhua .

"La reconnaissance de la Chine populaire, le 27
janvier 1964 par le Général de Gaulle, a constitué le point de départ des
relations officielles franco-chinoises. Les chefs d'Etat se sont
rencontrés à de nombreuses reprises pour approfondir le partenariat
stratégique entre les deux pays, a-t-il rappelé.

"Les présidents Hu Jintao et Nicolas Sarkozy ont
rappelé récemment lors de leur entretien à Londres que les deux pays
étaient attachés à l'approfondissement des relations bilatérales et
à la création d'un partenariat renforcé. Les relations franco-chinoises
devraient donc s'intensifier à l'avenir à tous les niveaux et, en
particulier, dans le domaine parlementaire", a souligné M. Accoyer.

"Au niveau parlementaire, les relations ont concerné
essentiellement les groupes d'amitié ou les commissions permanentes
de nos deux assemblées. Mais c'est la première fois depuis 1982 qu'un
président de l'Assemblée nationale effectue une visite officielle en
Chine. Cette visite a pour objectif essentielde faire franchir une
nouvelle étape aux relations parlementaires et d'intensifier la
coopération entre les deux parlements", a ajouté M. Accoyer.

Il a par ailleurs précisé que sa visite revêt
essentiellement "deux aspects", à savoir la multiplication des échanges
entre les deux parlements et le développement économique, qui est au
centre des relations bilatérales entre la France et la Chine.

Pour développer une relation franco-chinoise
"durable et amicale". M. Accoyer et son homologue chinois, M. Wu Bangguo,
ont convenu de mettre en place un mécanisme d'échanges réguliers
entreles deux parlements. "Nous estimons que les échanges
parlementaires sont une composante importante des relations entre
les États et que ces échanges aident à approfondir compréhension et
confiance réciproques", a-t-il indiqué, ajoutant que la vocation de la
grande commission France-Chine sur les questions parlementaires qu'ils
créent est "multiple".

"Il s'agit notamment de procéder à des échanges de
vues sur lesrapports bilatéraux ainsi que sur les grands dossiers
d'intérêt commun; de promouvoir les visites de haut niveau; de coordonner
les missions d'études et les séminaires ainsi que les échanges entre
les organes de nos parlements comme les commissions permanentes ou les
groupes d'amitié; enfin d'échanger des publications sur le travail
parlementaire et l'Etat de droit, a précisé le président de l'Assemblée
nationale.

En ce qui concerne la question du Tibet, M.
Accoyer a indiqué que le communiqué conjoint, publié en marge du G20 à
Londres, réaffirme les bases de la position de la France. "La France
s'en tient à la politique d'une seule Chine et, fidèle au principe
de non-ingérence au sens de l'ONU, n'a jamais soutenu l'indépendance
du Tibet. Je partage cette réaffirmation claire de la position de mon pays
à savoir que le Tibet fait partie intégrante de la Chine". "La
compréhension et le respect mutuels doivent rester lesmoteurs du développement
des relations bilatérales", a-t-il ajouté.

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