WASHINGTON, 15 novembre -- La Chine a
choisi "de bonnes mesures à un bon moment" pour annoncer la stimulation de
son économie, a déclaré Mansoor Dailami, économiste de la Banque
mondiale, à la veille du sommet du G20 sur le marché financier et
l'économie mondiale.
"La Chine a montré son désir de coordonner pour
stimuler l'économie mondiale à ce moment très vital, c'est quelque chose
qui mérite d'être noté", a dit M. Dailami, responsable des finances
internationales à la Banque mondiale, lors d'une interview accordée à
l'agence Chinese media.
Les mesures chinoises "seront considérées comme un
bon choix à un bon moment, et on espère, avec de bons résultats", a ajouté
M. Dailami, qui a travaillé 22 ans pour la Banque mondiale.
M. Dailami, qui surveille et analyse l'afflux des
investissements privés et publics dans les pays en voie de
développement, est réputé pour son expertise en développement des
infrastructures, en finances et en marchés financiers émergeants.
"UN BON CHOIX A UN BON MOMENT"
Il s'agit du commentaire de M. Dailami sur une
enveloppe colossale de 4.000 milliards de yuans
annoncée dimanche dernier par le gouvernement chinois pour stimuler
l'économie, une semaine avant le sommet du G20 prévu pource samedi à
Washington.
Cette enveloppe "équivaut à 15% du produit intérieur
brut de laChine en 2008, et son impact durera plusieurs années, jusqu'en
2010", a-t-il estimé.
Selon M. Dailami, la dimension des mesures chinoises
est suffisante pour aider à rétablir la confiance. Il a noté que la
résolution de la dernière crise financière s'était soldée par
l'afflux des investissements dans des pays en développement.
L'afflux des investissements privés dans les
économies émergentes qui a atteint 1.100 millards de dollars en 2007,
retombera à 800 milliards cette année et 600 milliards l'an
prochain, a dit l'économiste de la Banque mondiale.
"CHANTER EN HARMONIE, CHANTER LA BONNE
CHANSON"
M. Dailami s'est déclaré très ému par le fait que
"la communauté internationale chante en harmonie, chante la bonne
chanson et prend toutes les actions possibles" pour résoudre la
crise financière mondiale.
"Chaque crise a créé d'autres opportunités, a-t-il
souligné, nous avons besoin d'être sûrs que chaque action est prise en
harmonie et de manière coordonnée, qu'on est en cercle vertueux".
DEBUT DU PROCESSUS
Selon M. Dailami, le sommet du G20 qui regroupe le
G8 , l'Union européenne, 11 pays émergents , l'Espagne, les Pays-Bas, l'ONU, la
Banque mondiale et le Fonds monétaire international, constitue en effet le
début d'un processus.
Il a souhaité qu'il y ait des discussions
sur plusieurs dossiers pour développer un plan d'action "réaliste". M.
Dailami asignalé que l'établissement du cadre des institutions Bretton
Woods avait pris un long temps avant d'être finalisé dans les années 1940,
avec le début des discussions en 1942 ainsi que la conclusion en juillet
1944.

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